Précieux et nécessaires

Précieux et nécessaires

Ce sont là, les éléments de deux titres posés au cours du mois par des reporters, mots - que j’ai liés - issus de journaux en vue qui informent au quotidien les Brestois. Ces deux adjectifs donnent la teinte d’articles qui ont suivi la réunion de bilan 2007 des Conseils consultatifs qui veulent animer les quartiers de notre ville.

Je plaide coupable, je n’étais présent à cette assemblée dont il importait qu’elle se déroulât ; un ailleurs m’avait appelé pour des raisons opérationnelles associatives. Cependant, j’avais pris le soin d’adresser à mon président de Conseil une note qui ébauche ma vision du futur sur cette bonne idée qu’est la démocratie participative, dans la pleine acceptation du terme.
Par conviction, il y a plus de 6 ans, j’en fus un des pionniers. Je ne le regrette pas et me sens pleinement comptable de son développement aujourd’hui.
Voyez plutôt cette vérité populaire première, rencontrée maintes fois aux cours des réunions et partagée, je crois, par l’ensemble des membres des six Conseils : « « on ne peut pas faire de politique sans y associer les Brestois » ». C’est cette pensée qui nous rassemble.

Nous l’avons développée en deux temps : celui de notre prime jeunesse à la chose publique où nous avons été généralement en position d’écoute des élus et des services ; nous nous adaptions au fonctionnement municipal ; celui récent d’une volonté plus participative que consultative, où il importe alors de rassembler et de répondre aux habitants qui parfois nous ont montré la réalité des choses.
Ceux qui liront mon papier « « d’avant assemblée » » prendront la mesure qu’en matière de gouvernance de l’instance participative, je plaide pour un président de Conseil, habitant volontaire, élu par le Conseil rassemblé ou bien son Bureau, qui aura choisi l’élément le plus capable à (faire) réaliser ses objectifs décidés en commun.
La Charte en vigueur qui a été élaborée il y a quelques années, est un document contractuel pour tous (j’y inclus les habitants bien que son titre ne le suggère pas). Elle a rendu officiels et partageables 4 domaines d’action dont celui de « « l’initiative » ».
Ceux qui continueront la lecture de ma note diffusée, se persuaderont que prendre des initiatives, c’est prendre des risques et donc d’être créatifs. Nous ne le sommes pas et le serons d’autant moins que le Conseil est par construction originelle un infirme économique : Entendez par là que le montage brestois du Conseil n’est que consultatif et n’autorise à aucun Conseil la pratique de l’enveloppe budgétaire, instrument pourtant utile au développement de la citoyenneté et à l’apprentissage de la gestion du risque, et de plus, passages obligés si l’on veut conforter une volonté politique de participation.
A n’être que consultatifs, tirés au sort, voire cooptés, on fait le pari de groupes sans identité, donc seulement réactifs par individu ; je ne crois pas que ce soit là, la bonne voie pour tenter de mettre les habitants en mouvement.

Parfois bien sûr, dans ces conditions, ce contact peut survenir. J’appartiens à un groupe - l’exception qui confirme la règle - où les personnalités sont plutôt des adeptes de la stimulation. Des fois, c’est « « chaud » », mais de la bonne chaleur du débat démocratique, preuve qu’entre nous, sur des sujets pas marrants, nous sommes précieux et nécessaires.

Guy Crissin – vice-président CCQ Rive droite.

Mis à jour : samedi 8 décembre 2007

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