Conseil de quartier de Brest Lambézellec, réunion du 21 septembre 2006

Compte-rendu du Conseil Consultatif de quartier

Lambézellec
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Après avoir accueilli les participants, Renée MILIN rappelle que les conseillers de quartier sont systématiquement invités aux réunions publiques. Après celle qui a concerné l’aménagement de la rue Marcellin Duval, d’autres sont prévues. Le thème du "devenir" du bâtiment d’Emmaüs sera un des sujets abordés, un autre, en partenariat avec l’O.P.A.C, concernera le site de bonne nouvelle et les petits collectifs du boulevard Pompidou. Un compte-rendu de ces réunions sera effectué par le personnel de la mairie. Plusieurs conseillers font remarquer que les courriers arrivent très tard, et parfois même après la date de l’évènement qu’ils sont censés annoncer.

Thème : l’EAU

Jo KERAVEC précise qu’une partie de la présentation devait être assurée par le service du pôle analytique de l’eau, dont l’absence de dernière minute est déplorée. La C.L.C.V qui devait aussi intervenir, est également absente.

Il présente ensuite les raisons qui ont poussé au choix de ce sujet. Il s’agit d’un problème dont l’importance va croissant et qui peut s’articuler autour de 3 axes : l’accessibilité, « la potabilité », la gratuité.

I - Projection du 1er diaporama :

- Remarques :
*les principaux utilisateurs de la ressource, ne sont pas clairement mentionnés.
* les différences de consommation entre les pays sont très importantes.

- Débat :

1- La notion de gratuité de l’eau pose question. Un bien n’est jamais vraiment gratuit, puisque si le consommateur ne paie pas, ce cera à la charge du contribuable. De plus, il y a des coûts liés au traitement avant et après la distribution. En fait, il ne faudrait pas que l’eau appartienne à des groupes qui font des bénéfices sur l’exploitation de ce bien. L’exemple est cité, de 2 grandes nappes situées sous Paris, qui appartiennent l’une à la firme Coca-Cola et l’autre au groupe Danone. Les sociétés gagnent également de l’argent par le biais des travaux et de l’entretien des réseaux de distribution. Mais, même dans le cas d’une gestion en régie, les réseaux resteront exploités par les sociétés. En tout état de cause, une société doit faire des bénéfices pour pouvoir investir. Dans le cas d’une exploitation en régie, le m3 d’eau sera facturé moins cher, mais les travaux seront payés par l’impôt.

2- Une surfacturation serait-elle envisageable pour les gros utilisateurs ? C’est-à-dire qu’un tarif plus élevé serait appliqué au-delà d’une certaine consommation. Ce système permettrait de récompenser les économies d’eau. Les services de B.M.O ont répondu que techniquement c’était très difficile à mettre en oeuvre, notamment pour connaître le nombre de personnes vivant dans un logement. L’argument est réfuté en faisant remarquer que par les fichier des impôts, ces chiffres peuvent être connus.

3- La fondation Danielle MITTERAND défend l’idée que tous les hommes de la planète devraient pouvoir disposer gratuitement de 40 l d’eau par jour. La signature d’une charte en ce sens est possible sur internet.

II - Projection du second diaporama, présenté par l’association Eaux et Rivières :

- Remarques :

* Au travers de cet exposé qui traite du niveau local, notre position de priviligiés est mise en évidence, par rapport à la situation mondiale traitée dans le premier exposé.

* La région de Brest est alimentée par des eaux de surface (Elorn, Penfeld,....) qu’il est plus difficile de traiter que l’eau provenant des nappes. Trois usines assurent le traitement : une dans la zone portuaire (derrière Océanopolis) ;une dans le quartier de Bellevue et une autre au lieu-dit "Maison Blanche". Il en existe une autre de plus faible importance pour l’assainissement non collectif. Ces usines sont interconnectées entre elles et avec d’autres usines du nord du département(ex : Pont ar Bled).

- Débat :

1- Il y a une prise de conscience des problèmes de pollution, qui se traduit notamment par une baisse du taux des nitrates. Pour les pesticides, la situation est plus difficile à évaluer, puisque les problèmes diffèrent suivant le pesticide recherché. Tantôt il y en a un en excédent, puis la situation s’améliore et un nouveau apparait. La question est posée de l’arrêt de la fabrication de certains composants des pesticides, pour mettre fin à la pollution. L’exemple est cité de l’arrêt de la fabrication des C.F.C pour préserver la couche d’ozone.

2- La part du particulier dans la pollution a-t-elle été mesurée ?
Le citoyen lambda se sent mis au rang des accusés pour son utilisation de pesticides, désherbants........... Il n’existe pas de chiffres connus concernant la pollution par les particuliers, mais il est à noter que les comportements individuels s’additionnent et ont une influence non négligeable sur les résultats. La solidarité est importante.

3- Les systèmes d’assainissement non collectifs sont à 70 % non-conformes aux normes, mais seulement 10 à 20 % de ces installations polluent (seules sont mesurées les pollutions de surface).

4- L’arsenal a son propre système d’approvisionnement en eau.

AE2D, souhaitait intervenir au sujet du prix élevé de l’eau à Brest et présenter l’exploitation en régie qui permettrait de diminuer de 25 % le prix de l’eau. Faute de temps le sujet n’a pu être développé.

Les 2 diaporama sont disponibles à la mairie de quartier de Brest Lambezellec.

Mis à jour : vendredi 17 novembre 2006

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