Monsieur le Maire,
Malgré une forte majorité (72,4 %) d’avis défavorables émis lors de l’enquête publique, le Conseil Municipal du 10 juin 2005 a donné un avis favorable à la majorité "sous réserve que les mesures compensatoires proposées par l’exploitant pour prévenir les accidents soient entérinées à l’arrêté préfectoral d’autorisation" à la demande d’extension de l’usine Cargill.
Depuis le CDH (Conseil Départemental d’Hygiène) a lui aussi émis un avis favorable et le Préfet du Finistère a autorisé par arrêté du 9 janvier 2006, "l’extension sollicitée et permettant d’encadrer l’ensemble des dangers et inconvénients engendrés par les activités exploitées sur le site".
Le mardi 29 novembre vous aviez organisé une table ronde à laquelle nous avons participé activement.
Après avoir attiré l’attention des participants à cette table ronde sur l’intérêt de la démocratie participative et de la concertation menées dès l’origine des projets et en faisant remarquer que le dossier Cargill était très déficitaire en ce domaine, nous vous avons demandé de reprendre cette concertation avant l’examen du dossier par le CDH et avant la décision du Préfet. En réponse vous avez seulement suggéré aux représentants de Cargill d’organiser une visite de l’usine.
Nous apprenons que des invitations pour la visite de l’usine le mardi 7 mars ont été adressées aux associations de riverains seulement, semble-t-il. Pour notre part nous n’avons pas été invités. Pourquoi avons nous été oubliés ? "évités" ? écartés ?
Association agréée au titre de la protection de l’environnement pour le Finistère, nous ne comprenons pas les raisons de cet évincement, contre lequel nous voulons réagir par cette lettre ouverte et en proposant à votre réflexion la Charte de la concertation du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement du 5 juillet 1996. D’autre part le code de l’environnement prévoit que "La gestion de l’environnement et notamment de l’environnement industriel est l’un des terrains où doit se développer l’information et la concertation." Nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.
Les Co-Présidents, Roger Abiven et Alain Le Suavet



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