Après la visite de Jacques Chirac à l’Ile Longue, poursuivons la mobilisation !

La visite du Président de la République,à l’Ile longue, le 19 janvier 2006, devrait rester dans les mémoires et faire sortir la population, notamment à la pointe de Bretagne, de l’anesthésie qui lui est imposée depuis plus de trois décennies.

En effet, les changements de "posture" annoncés lors de cette visite sont de nature à provoquer le réveil citoyen, surtout en cette période tourmentée de tension internationale et d’affrontement au Proche et Moyen Orient, avec un risque d’holocauste nucléaire. Mesurons-nous le choix de la France d’utiliser l’arme nucléaire "si nécessaire !". En abandonnant la doctrine de non-emploi, en modernisant son arsenal nucléaire, en bafouant le TNP (Traité de Non Prolifération) la France adopte une posture belliqueuse, dangereuse, onéreuse et désastreuse.

La situation est grave ! Beaucoup d’experts le soulignent. Des personnalités politiques aussi, même si d’autres (y compris à gauche, hélas) restent aveugles devant cette gravité.

Comment allons-nous faire grandir la prise de conscience et la mobilisation citoyennes face à cette fuite en avant désolante ?

La soirée d’information organisée, à l’initiative d’un collectif, la veille (le 18 janvier), de la visite de Chirac, à la Faculté Victor Ségalen à Brest, a rassemblé, malgré le peu de délais, une centaine de personnes et a permis une information et un débat intéressants.

D’autres actions sont en préparation, en gestation. La mobilisation pour le désarment nucléaire et contre la prolifération nucléaire doit s’amplifier. Le combat pour l’avenir de Brest et la pointe de Bretagne aussi.

Nous sommes en "première ligne" de ce combat ! Le collectif a besoin d’être soutenu, renforcé ! Les élus politiques aussi sont à interpeller, notamment dans le cadre des campagnes et des consultations électorales qui se profilent.

Posté le 15 février 2006 par AE2D