Conseil de quartier de Brest centre du 27 janvier 2005

Compte rendu de la réunion du conseil consultatif de quartier

Brest-CentreEurope
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La huitième réunion du Conseil Consultatif de Quartier du Centre Ville s’est tenue le 27 janvier 2005. L’ordre du jour portait essentiellement sur le devenir des Halles Saint Louis et de ses environs immédiats.

Monsieur MASSON ouvre la réunion par la validation du compte rendu de la séance du 28 octobre 2004 qui avait été retirée de l’ordre du jour du Conseil du 8 Décembre, présidé par le Maire. Le compte rendu est adopté à l’unanimité. Celui du 8 décembre sera adressé aux conseillers prochainement.

Le devenir des Halles Saint Louis et de ses environs immédiats.

Le Président présente ensuite au Conseil Madame Gabriele KÜBLER, technicienne de Brest Métropole Océane, chargée des restructurations et des projets d’urbanisme commercial, venue exposer la problématique entourant le devenir des Halles Saint Louis et de ses environs immédiats.
L’intervenante souligne le fait que si le site des Halles Saint Louis suscite un intérêt depuis fort longtemps, rien n’est encore définitif, et que les remarques, critiques, préconisations des conseillers seront fort utiles aux Elus et aux Techniciens car, cette fois, on prend le projet « très en amont » !

Madame KUBLER commente alors les fiches dont copies ont été transmises aux conseillers.
Quelques remarques succèdent à la projection : Madame KÜBLER souligne qu’aucune hypothèse n’est rejetée d’emblée, que tout reste à imaginer.
Si les halles forment surtout un ensemble de stalles alimentaires « haut de gamme », seuls les prix méritent ce qualificatif, l’environnement n’est plus à la hauteur !
Si on considère la position géographique des Halles Saint Louis, on peut légitimement penser que leur rénovation, voire leur nouvel essor, contribuerait à un rééquilibrage SIAM/JAURES.
Que faut-il privilégier ? Quelles ambitions ? Alimentaire ? Culture ? Convivialité ? Faut-il une locomotive ? Et de quel type ? Je serais heureuse d’entendre vos réactions ».

Monsieur MASSON donne alors la parole à l’assemblée pour connaître les sentiments de chacun à ce sujet. Les questions ou les points de vue fusent aussitôt ; on sent que l’exposé a interressé, voire passionné l’auditoire. Chacun se sent concerné par ce sujet. Mais voici plutôt la substance des interventions.

Madame MAILLY trouve que le projet ne contient pas « assez de vert » et ne fait pas la part belle aux arbres ni aux fleurs. Il faudrait en introduire dans l’aménagement d’ensemble.

Le Dr. PHILIPPS s’étonne du « look » métallique du multiplex et souhaite que les architectes n’aient pas une idée similaire si les Halles Saint-Louis devaient être refaites. Il juge également les Halles chères, d’une propreté douteuse et trouve intéressante l’idée de les modifier avec intégration dans un cadre reverdi. Il s’inquiète enfin de la concurrence qu’apporteraient des commerces de luxe dans les Halles aux commerces de luxe avoisinants non soumis aux mêmes régimes...

Monsieur DION se félicite de l’exposé de Mme KÜBLER mais regrette de ne pas savoir « ce qu’on va faire ». Il s’interroge sur le statut des commerçants des Halles 60 ans après la guerre, sur la redondance des commerces, sur la cherté des produits, sur le manque de propreté...
Il insiste sur le fait qu’il y a suffisamment de boutiques autour des Halles Saint-Louis. A son avis il faudrait réhabiliter le bâtiment et garder une vocation de commerces de « qualité ». Pourquoi ne pas songer à vendre les stalles ? A « privatiser » en fait ?

Madame DEBEIR demande si des investisseurs se sont déjà fait connaître ?

Madame KÜBLER répond que des contacts ont été pris mais que sont attendus échéances et cahiers des charges. Un intérêt se manifeste de toute façon pour les grands chantiers en Centre Ville.

Monsieur DION encourage la municipalité à manifester son choix, révélant par là même un paradoxe de la pratique du Conseil...

Monsieur MASSON souligne la complexité du sujet, que les réflexions sont en cours à différents niveaux, que chacun, ici même,enrichit le débat.

Monsieur CORRE demande ce qu’en pensent les commerçants ; ils lui semblent inquiets...

Madame KUBLER assure que les commerçants sont positifs. « Ils savent qu’une intervention est nécessaire. Certains regrettent de ne pas avoir un statut plus contraignant qui obligerait chacun à faire acte de présence, d’autres voudraient acheter leur stalle...

Monsieur CORRE invite les conseillers à se rendre sur place vers 17 heures. Cinq boutiques sont ouvertes seulement, aucun client dans les allées...Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Monsieur CHAMPEAU relativise le problème et explique l’action de la municipalité : « Nous agissons avec méthode. On a refait ces dernières années les Halles de Recouvrance, celles du Pilier Rouge, celles de Saint-Martin avec des statuts différents. Aujourd’hui se pose le problème des Halles Saint-Louis. La fédération des commerçants souhaite un projet pour les Halles et autour des Halles ! Elle souhaite dépasser le projet local pour bénéficier d’un essor environnemental !
Quant aux commerçants des Halles, ils louent l’espace public, certains sont en S.A.R.L. Ceux qui débutent rencontrent des difficultés...On a actuellement 38 commerçants pour 46 places et quelques candidats potentiels, mais la réussite du commerce « ne se décrète pas ! »

Monsieur CORRE se demande si on ne va pas aider des gens qui ne le méritent pas ? La réussite du commerce demande une implication que l’on ne rencontre plus aux Halles Saint-Louis !

Madame PERON pense que le déséquilibre SIAM/JAURES peut être compensé ou réduit par l’installation d’une « locomotive » côté Siam. La reprise de la Galerie Siam pour l’O.P.A.C,
Shopi, et bientôt la Meubleraie ne peut jouer ce rôle. La transformation des Halles Saint-Louis, par contre, avec l’installation d’un pôle attractif, est une opportunité à ne pas manquer pour le commerce local.

Monsieur HEILMANN regrette le manque de parking rue de Siam

Mademoiselle LABBAT souhaite un projet faisant la part belle à « l’alimentaire », arguant du fait qu’il n’y a plus aucune boutique alimentaire dans le quartier de l’Harteloire. « Les commerçants des Halles Saint-Louis manquent de dynamisme. Il suffit de comparer leurs heures d’ouvertures avec celles de la « Mie de Pain » où les gens font la queue sur la rue »...
Toute la salle approuve...

Monsieur CHAMPEAU reconnaît que « si ça marchait bien, on ne ferait rien ! » et rappelle que tout est possible : Grande enseigne ? Habitat ? Ensemble de commerces moyens et dynamiques ? Le projet doit être entièrement nouveau et attractif.

Les propositions reprennent :

Le Docteur PHILIPPS propose de favoriser l’arrivée d’une grande brasserie susceptible d’attirer une clientèle de tout âge, en particulier du multiplex.

Madame PINEAU insiste sur le fait qu’on doit pouvoir y manger pour attirer un nouveau public.

Monsieur MASSON ajoute que le sous-sol est aussi un sujet de réflexion au même titre que la multiplication des espaces verts.

Mademoiselle LABBAT demande pourquoi ne pas avoir autorisé l’installation de « Cultura » à Kergaradec ?

Les Elus expliquent que leur rôle consiste certes à favoriser l’implantation de nouvelles activités mais également à garder en « bonne santé » celles qui ont choisi de s’installer ou de rester en centre ville pour conserver un bon équilibre entre le centre et les zones commerciales de la périphérie. Cette installation mettait en péril de grandes enseignes du centre ville. La loi nous permettait de nous y opposer...
Chacun reconnaît le bien fondé de cette décision et Monsieur MASSON remercie l’assemblée du dynamisme dont elle a fait preuve au cours de la réunion.

Mis à jour : lundi 24 avril 2006

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