Conseil Consultatif d’Habitants Recouvrance-Quéliverzan-Kerangoff.

Pour une charte de comportements

Quatre Moulins
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Lorsque les membres du Conseil Consultatif de quartier de la Rive droite sont entrés sur le domaine - en devenir - de la démocratie participative, il y a déjà quelques années, je crois qu’ils idéalisaient - moi y compris - le devenir qu’ils voulaient construire.
Le souhait de participer et la volonté de servir faisaient figure de panacée, face à la nécessité reconnue de former un groupe complémentaire dans un monde tripolaire expérimenté, constitué d’habitants de quartiers, d’élus et de praticiens des services.
La médication naïve, si bonne soit-elle, n’a donc pas suffit.

Les Conseillers fraîchement émoulus avaient l’heur d’y croire mais toutes les places du domaine étaient apparemment occupées ; ce groupe nouvellement promu devait donc trouver seul la sienne, sans bousculer.
Je crois que le terme trait d’union est assez vite venu à l’esprit de plusieurs membres qui voulaient en faire leur fanion pour investir une portion d’espace qui paraissait prenable. Trait d’union entre qui et qui ? l’union suppose une conformité de pensées, une entente.
Chemin faisant, d’autres se penchèrent sur la notion hardie de légitimité. Nos partenaires avaient la leur, ancienne et bien repérée : la légitimité représentative pour les uns, la légitimité de compétences techniques pour les autres.
Nous avons adopté à titre provisoire, la légitimité de compétence d’usage.

Ici encore, notre intention de réussir fut mise à rude épreuve : fonder un collectif « intelligent » ayant pour objectif d’être le représentant actif d’usagers, ne va pas de soi, surtout si l’on s’ouvre au seul intérêt général.
Depuis peu, notre conseil d’habitants de Recouvrance est devenu par la magie de
la restructuration celui de Recouvrance-Quéliverzan-Kerbonne, voilà à présent, une bonne occasion de montrer que nous sommes rompus à la technique du trait d’union ; nous allons tenter de transformer une conformité de bon aloi, en harmonie.

Le Conseil d’habitants a maintenant le devoir de porter la parole de ce nouveau regroupement, mais aussi de rapporter des résultats ou du moins, des réponses argumentées pour concrétiser sa volonté de tendre vers « le mieux en cohésion sociale ».
La crédibilité de sa propension à vouloir être les « représentants des habitants » passe assurément par là.
La nouvelle mandature du Conseil s’engage cette fois-ci avec du recul sur une manière de « bonne pratique » de la démocratie de proximité. Nos façons d’être et de faire, collectives sur la Rive droite, méritent maintenant une charte de comportements.
Ce document commun définirait un certain nombre de principes et de règles - dont des règles de représentativité - imposables à tous ceux qui oeuvrent.

Il est indispensable de réguler les actions partenariales et faire en sorte que pour l’ensemble de la Rive droite, les Conseillers soient visibles et prévisibles.

C’est la principale leçon tirée d’un mandat dense et passionnant.

Guy Crissin

Mis à jour : mercredi 23 novembre 2005

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