le soutien à la création de micro-entreprises pour les gens du voyage

- Thème : mise en place de structures capables d’accueillir et d’aider les gens du voyage dans la création et la gestion de micro-entreprises.
- Porteur : le CCAS
- Opérateur : ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique).
- Contact : Laurence Menez (CCAS Brest)

La mise en place de ce projet est le résultat de trois années de travail et de réflexion, autour de l’insertion économique des gens du voyage.

Le centre social des gens du voyage comporte quatre axes :
- la socialisation et la scolarisation
- la santé
- l’amélioration de l’habitat et le cadre de vie
- l’insertion économique.

C’est autour de ce 4ème axe que s’est engagée une réflexion, il y a trois ans.
La première étape a été de former les partenaires de l’insertion économique sur Brest : une phase d’information et d’explication, autour de la culture des gens du voyage, leur fonctionnement économique, etc. La connaissance du public était nécessaire, pour contrer les fausses représentations.

Une seconde étape a été la recherche d’expériences réussies, en matières d’insertion économique des gens du voyage, en dehors du département. Des structures d’accompagnement et de gestion de micro-entreprises existaient déjà dans les Côtes d’Armor, et dans le Morbihan. Ce qui a révélé un réel manque et un retard dans ce domaine, au niveau du Finistère.
La mise en place de ce projet prend donc une dimension départementale.

Cette année, le projet se concrétise par une action-test de 18 mois, sur Brest. Quarante créateurs ont déjà manifesté leur intérêt. Ce projet pourrait particulièrement toucher les jeunes (en 2003/2004, 70% des voyageurs accueillis à Brest étaient âgées de moins de trente ans).

Un partenariat s’est mis en place avec l’ADIE (association pour le droit à l’initiative) : une fois par semaine, l’ADIE va tenir une permanence, pour rencontrer les partenaires (CCI, caisse maladie, préfecture, etc.), afin de créer un environnement partenarial propice, et d’identifier des personnes référents dans les institutions (des personnes formées, qui connaissent le public et les problèmes).

La permanence de l’ADIE va aussi permettre d’assurer l’accompagnement des gens du voyage dans leurs projets, notamment par l’apprentissage de méthodes de gestion, et par un suivi des actions, pour que leurs entreprises soient viables.

Il est à noter que les gens du voyage sont bien souvent déjà actifs, mais ne déclarent pas toujours leur travail, freiné par des problèmes d’illettrisme, par la complexité des démarches (déclaration, mis à jour des comptes, etc.). D’autre part, la logique commerciale des gens du voyage est parfois différente de celles des sédentaires : les gens du voyage ne cherchent pas forcément à faire prospérer leur entreprises, mais souhaitent simple gagner suffisamment pour « vivre le voyage ».

Au bout des 18 « mois-test », l’objectif est que le projet s’étende à d’autres villes du Finistère.

Mis à jour : jeudi 20 janvier 2005

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