Tramway : Concertation pour l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

De l’habitat à l’éducation en passant par l’économie, etc., notre territoire se développe par la contribution croisée de la puissance publique, de la vie associative sans oublier l’initiative citoyenne. Celles-ci renforcent la démocratie.

Cette fiche est le résultat d’une analyse comparative des divers entretiens réalisés par Leïla Milandou, stagiaire à la mission Développement Social Urbain de Brest métropole océane.

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Description

Dans le respect de la réglementation concernant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (cf. Loi du 11 février 2005), les services de la communauté urbaine brestoise BMO ont organisé des réunions d’information publiques concernant la réalisation du Tramway. Les personnes à mobilité réduite étaient invitées à participer aux Commission Accessibilité organisées par la collectivité. Pendant la dernière phrase des travaux, la Mission Tramway de la collectivité et cinq représentants d’associations de personnes à mobilité réduite ont participé à un diagnostic de l’accessibilité dans le corridor du tram.

Dans quel contexte est née l’action ?

La construction du tram et l’obligation culturelle et légale de rendre accessible les lieux publics et transports en communs aux personnes à mobilités réduites.

Quel cadre a nécessité la mise en oeuvre de l’action ?

La concertation s’est tenue dans le cadre légal de l’accessibilité aux lieux publics pour les personnes à mobilité réduite. Dans le cadre de la Mission Tramway et de la Commission Accessibilité de Mission Handicap Accessibilité de Brest métropole océane les associations représentantes ont été sollicitées pour leur connaissance et expertise d’usage.

Dans quel registre de la participation se situe l’action ?

  • Concertation

La collectivité fait le choix de recueillir l’expertise d’usage des personnes à mobilité réduite en allant plus loin que l’information ou la participation à des commissions.

On prend en compte le point de vue des personnes et on commande au maître d’ouvrage d’effectuer des modifications lorsque c’est possible.

A quel enjeu répond l’action ?

  • Autre « Légal » : Respect de la règlementation, la loi 2005 pour l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
  • Amélioration du vivre ensemble : Il est dans l’intérêt de tous de pouvoir accéder et de profiter des transports en communs accessibles tant aux personnes âgées ou aux poussettes.
  • Renforcement de la démocratie : Ne pas décider à la place des gens concernés, donner la parole aux premiers bénéficiaires de ces adaptations.
  • Implication dans la vie locale : Les usagers concertés ont une expertise d’usage qui sert à l’intérêt général de la population.

Quelles méthodes participatives ont été employées ?

  1. Réunions d’information : Faire connaître la démarche à la population ainsi qu’aux personnes à mobilités réduite.
  2. Désigner des représentants associatifs à qui on accorde une légitimité d’expertise.
  3. Déplacement avec les associations à Nantes et Le Mans pour comparer les situations et s’informer de ce qui a été réalisé.
  4. Diagnostic dans le corridor du tram : Un groupe composé de deux personnes ayant différents handicap, le responsable de la Mission Tram et de la mission handicap accessibilité effectuent les vérifications des aménagements (voiries, feux sonores, trottoirs) et recensent les dysfonctionnements.
  5. Essais dans le tram : Vérification des positionnements de la hauteur des composteurs, des boutons de demande d’arrêts à l’intérieur du tram…
  6. Commission Accessibilité : Les représentants associatifs relaient les informations du terrain lors des réunions de la Commission Accessibilité.

Quels résultats étaient attendus en termes de participation ?

  • Respect de la règlementation.
  • Mobiliser les usagers pour leur expertise afin d’améliorer l’accès et le confort des habitants.
  • Ne pas commettre d’erreur sur le chantier au regard de l’accessibilité et se protéger de conflit a postériori de la livraison du tram.

Qu’est ce qui permet d’évaluer les résultats ?

  • Les usagers utilisent un vocabulaire technique et exigent un droit de regard sur les plans et les modifications in situ.
  • Le nombre de dérogations montre que les demandes ont été prises en compte et modifiées lorsque c’était possible.
  • Suite à donner avec le retour à l’usage.

Quels résultats sont obtenus en termes de participation ?

  • On modifie l’ouvrage lorsque les demandes sont pertinentes et que c’est possible.
  • Les représentants associatifs s’investissent sur la durée des vérifications.
  • La collectivité est transparente vis-à-vis des décisions acceptées ou refusées à la modification.
  • Les représentants associatifs sont engagés depuis de nombreuses années et revendiquent une meilleure accessibilité des transports en commun.

SYNTHESE


Outre le respect de la règlementation, la collectivité organise la concertation pour prévenir un conflit avec les personnes à mobilité réduite. La méthode employée a été appréciée par les usagers dont la parole a été prise en compte et a engagé des modifications sur les espaces publics liés au tram. Les professionnels ont reconnu et utilisé l’expertise d’usage des personnes à mobilité réduite pour produire un outil de transport accessible à toute la population sans distinction. Il y a eu un partage de connaissance entre les professionnels et les usagers qui ont su partager un vocabulaire et une culture commune.

Mis à jour : lundi 17 décembre 2012

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