OPAH RU DE SAINT-MARTIN AMENAGEMENT DE L’ESPACE PUBLIC

De l’habitat à l’éducation en passant par l’économie, etc., notre territoire se développe par la contribution croisée de la puissance publique, de la vie associative sans oublier l’initiative citoyenne. Celles-ci renforcent la démocratie.

Cette fiche est le résultat d’une analyse comparative des divers entretiens réalisés par Leïla Milandou, stagiaire à la mission Développement Social Urbain de Brest métropole océane.

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Description

L’Opération Programmée d’Aménagement de l’Habitat et de Rénovation Urbaine (OPAH–RU) du quartier de Saint-Martin se décline en trois volets : l’intervention sur l’habitat, l’accompagnement et développement social, et l’amélioration sur l’espace public. Dans ce dernier volet, les habitants étaient informés régulièrement de l’avancement des travaux par des réunions publiques, des lettres d’informations et une permanence hebdomadaire.

Dans quel contexte est née l’action ?

L’action d’information continue des habitants sur l’avancée des travaux du quartier s’inscrit dans le contexte global de l’OPAH RU, la rénovation des Halles Saint-Martin, de la bibliothèque et l’école. L’intervention sur les espaces publics a été dictée par une approche fonctionnelle d’amélioration de la circulation dans le quartier, le renforcement de la sécurité, l’amélioration de la circulation sur les trottoirs et la mise en place de containers enterrés.

Quel cadre a nécessité la mise en oeuvre de l’action ?

Le cadre de l’OPAH-RU vise à améliorer le fonctionnement et l’attractivité du quartier.

Dans quel registre de la participation se situe l’action ?

  • Information

Le choix a été fait d’informer sans engager de réelle concertation.
Les habitants ont été informés du projet en réunion publique, sans pouvoir faire des propositions sur les choix techniques.

A quel enjeu répond l’action ?

  1. Professionnel
  • Amélioration du vivre ensemble et de la qualité de vie : la modification de l’espace public relève de l’intérêt général. Les professionnels sont experts pour décider des réalisations les plus pertinentes.

Quelles méthodes participatives ont été employées ?

  1. Les méthodes prévues à l’origine : Une Réunion publique au début du projet a rassemblé 200 personnes. Les habitants du quartier ont été invités par courrier individuel.
  • Les Conseils Consultatifs de Quartier ont eu l’occasion de donner leur point de vue quant à la suppression des places de stationnement. La thématique de la modification du stationnement n’a pas été abordée en réunion publique car le risque de controverse était trop important.
  • Six lettres d’information ont été distribuées dans les boites aux lettres tous les 6 mois. Une plaquette simple et annonçant le calendrier a été distribuée dès le début des travaux.
  1. La vie du projet : Des modifications ont été effectuées suite à certaines réclamations : commerçants qui ont découvert que des containers enterrées seraient installés devant leur magasin. Certains ont pu être déplacés.
  2. Les réponses spécifiques apportées : Des permanences d’information hebdomadaires ont été organisées dans un local sur la place Guérin en présence des agents de la Mairie de Quartier et des techniciens. Un site internet est actualisé quotidiennement et informe de l’avancement des travaux en temps réel.

Quels résultats étaient attendus en termes de participation ?

  • Faire adhérer la population au projet donnant des informations détaillées.
  • Faire valider le diagnostic de défaillance de cet espace public.

Qu’est ce qui permet d’évaluer les résultats ?

  • Les réactions favorables de la population du quartier.
  • Les objectifs de réaménagement de l’espace public sont atteints.

Quels résultats sont obtenus en termes de participation ?

  • Un collectif d’habitants et de commerçants s’est constitué pour faire entendre des revendications parfois légitimes. Avec une représentativité relative des intérêts du quartier, il est devenu l’interlocuteur unique de la collectivité dans l’application de son projet, ce qui a pu occulter certaines autres réalités du quartier.
    Un conflit a émané en raison du manque d’informations reçues sur les débuts des travaux.
    Le fait d’être face à un collectif d’habitants a nécessité de la part de la collectivité la mise en oeuvre de moyens très importants pour gérer le conflit.
  • Aujourd’hui les habitants d’autres quartiers de la ville souhaitent profiter du même type de réaménagement urbain.

SYNTHESE


Sur ce projet, l’information a été le registre participatif retenu. L’information ne passant pas toujours, les commerçants ont réagi parfois violemment et se sont constitué en collectif pour faire entendre leur voix auprès de la collectivité. Le conflit a nécessité une adaptation de la part des professionnels pour informer les habitants en temps réel des travaux Une concertation en partenariat avec les acteurs de terrain sur certains aspects aurait peut-être pu éviter le conflit. Consulter les habitants sur leur expertise du quartier peut apporter une plus-value.

Mis à jour : jeudi 29 novembre 2012

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