Rapport annuel des conseils de quartier à Brest

Intervention 2004 pour le Conseil de quartier Bellevue

Conseil municipal du 03 décembre 2004

Bellevue
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Texte de l’intervention d’Yvan LE DUFF pour el conseil de qurtier de Belevue

Je m’appelle Yvan LE DUFF, j’ai 39 ans , je suis militaire de carrière , je suis marié et j’ai trois enfants. J’habite le quartier de Bellevue depuis 1968. J’ai quitté Brest pendant une quinzaine d’années pour raison professionnelle et j’ai eu la chance d’être affecté à Brest et en plus de revenir vivre à Bellevue . J’ai donc fait le choix de participer aux conseils de quartier.

Après la constitution du conseil de quartier de Bellevue et de son bureau, nous avons formé des groupes de réflexion sur différents thèmes.
Notre groupe a choisi le thème « sécurité, vitesse, pistes cyclables, sorties des écoles »

Nous nous sommes donc réunis à plusieurs reprises d’une part pour faire connaissance et d’une autre part pour trouver une méthode de travail et de réflexion sur le thème évoqué à l’instant.
Ce groupe est formé par sept personnes : une personne du collège d’élus qui est Monsieur TERASSON, une personne du collège personnes qualifiées qui est Monsieur VARACHAUD, et quatre personnes issues du collège habitants : Mme Masson, Mme Colin, Mr Charité et Mr Costard.

Le groupe a tout d’abord souhaité se faire connaître des habitants pour faire part de la naissance des conseils de quartier.
Pour cela, l’ objectif que nous nous sommes fixés était de faire des visites de quartier le samedi matin entre 9h30 et 12h00, et de rencontrer ses habitants. Une information de visite aurait été diffusée dans la presse locale.
Ces visites auraient été faites par secteur avec des déplacements et des arrêts précis.
Si ce projet a été bien accueilli par le groupe, la mairie de Bellevue a très vite exprimé sa crainte que la population confonde ces visites avec les visites de quartier qu’elle organise.
Elle nous a donc proposé de prendre part aux huit visites annuelles de quartier. Pour des raisons professionnelles, je n’y assiste pas moi-même, mais les conseillers qui participent régulièrement aux visites semblent les apprécier. De plus, nous recevons désormais par courrier les comptes-rendus de ces visites.

Ensuite, notre deuxième objectif, a été de rencontrer les directeurs des établissements scolaires de Bellevue. Après un recensement des écoles et collèges, chaque membre du groupe a reçu pour mission de rencontrer un ou deux chefs d’établissement .

Sur dix établissements, trois ont fait l’objet d’une visite et d’un compte rendu.
Là aussi, la mairie nous a sensibilisé sur le fait qu’il fallait se limiter à la voirie qui borde les écoles et ne pas pénétrer dans l’enceinte des établissements.
En effet les problèmes internes aux cours de récréation et au bâti sont examinés au sein des conseils d’écoles, puis traités par le service enfance scolarisée de la mairie.

Le temps a passé, cela fait huit mois que les conseils sont apparus et nous avions le sentiment de ne servir à rien, que la mairie faisait tout, qu’elle pensait à tout.
Dans un sens c’était vrai.
Alors que faire ?
Il fallait trouver des solutions car les réunions se succédaient, sur la formation, sur les déplacements, sur le schéma vélo, sur la délinquance. Nous avions un fort sentiment de recevoir beaucoup, mais de ne rien produire.
De plus à l’occasion des réunions du bureau, on nous demandait de faire le point sur notre travail, sur nos projets. Cela devenait pénible car nous avions beaucoup de mal à trouver notre rôle dans ce conseil. Il fallait trouver un domaine où nous pourrions agir dynamiquement au profit de la population.

Nous avons donc échangé nos sentiments et nos points de vue avec la mairie.

Et là Euréka, la maire-adjointe nous a proposé de réfléchir aux problèmes des déplacements des personnes handicapées sur Bellevue.
Aujourd’hui, nous avons rencontré l’amicale des sourds du Finistère ainsi que Monsieur FORESTIER de l’Association des Paralysés de France .
Nous leur avons fait part de notre statut de conseillers de quartier, et nous leur avons proposé d’être leurs porte-paroles auprès des instances communales et communautaires en effectuant avec eux un travail de terrain. De par notre disponibilité et notre réactivité, nous espérons apporter des solutions aux personnes qui éprouvent des difficultés à se déplacer dans le quartier. Nous espérons aussi que notre action sera reconnue et prise en compte par les élus ainsi que services de la collectivité.

J’espère que le groupe va pouvoir retrouver son dynamisme et trouver réellement un rythme de croisière...

L’avenir nous le dira.

Mis à jour : samedi 18 décembre 2004

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