Conférence débat grand public

Réagir à la maltraitance envers les personnes aînées

Mardi 18 janvier 2011 à 18h00

Brest-Centre
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Agenda

18 jan

Réagir à la maltraitance envers les personnes aînées

Grand Amphithéâtre de la Fac de médecine - Rue Camille Desmoulins à Brest

Mardi 18 janvier 2011 18:00-20:00

Brest-Centre

Article complet

La maltraitance des personnes ainées, phénomène connu, soulève de nombreuses questions particulièrement prégnantes en raison de son caractère particulièrement douloureux pour ceux qui la subissent et choquant pour tous, dans le contexte de l’augmentation du nombre de personnes ainées dans la population.

Cette maltraitance revêt de nombreuses formes et se produit dans tous les lieux de vie, institutions et domicile, chez des personnes dépendantes ou non, ainsi qu’en témoignera une administratrice de Allo Maltraitance

Elle fait l’objet de dispositions réglementaires, administratives et professionnelles, qui mobilisent de nombreux acteurs, publics et privés, en vue de la dépister et la prévenir.

Cette conférence permettra de connaître les dispositions prises par le gouvernement du Québec, d’une part, et les actions mises en œuvre par les pouvoirs publics et les collectivités territoriales, d’autre part. 

 

Nous avons fait appel au professeur Marie Beaulieu, titulaire de la chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées, professeure au Département de service social et chercheure au Centre de recherche sur le vieillissement de l’Université de Sherbrooke. Celle-ci a consacré la majeure partie de ses travaux, depuis près de 25 ans, à la maltraitance, la victimisation et au sentiment de sécurité des personnes aînées. Travaillant avec divers publics, elle préconise des approches conjuguant à la fois le respect de l’autodétermination des personnes aînées et le souci de protection de celles qui en ont besoin.

Le 14 juin 2010, le Gouvernement du Québec rendait public son premier Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées (2010-2015).  Riche d’une collaboration entre 13 ministères et organismes gouvernementaux, ce plan d’action a aussi été réalisé grâce au soutien d’un groupe d’experts composé d’une scientifique, une praticienne clinique, un formateur et une aînée engagée dans la cause de la lutte contre la maltraitance. Attendu depuis plus de 20 ans, ce document est très bien accueilli. Le plan d’action comprend 4 actions structurantes : une campagne de sensibilisation du grand public, une ligne téléphonique de réponse ouverte 365 jours par an, la création d’une chaire de recherche sur la maltraitance et l’organisation des services par la mise en place d’un coordonateur régional dans chacune des 17 régions administratives du Québec. Une vingtaine d’autres mesures sont aussi annoncées, chacune étant sous la gouverne (donc l’imputabilité) d’un ministère ou organisme gouvernemental. Ces mesures couvrent la maltraitance dans divers milieux de vie : domicile, hlm, résidence pour personnes aînées (équivalent du foyer-logement en France), hébergement, etc. Ce plan est assorti d’un budget considérable, soit 20 millions de dollars pour 5 ans (environ 15 millions d’Euros).

Cette présentation résumera les grandes orientations du plan d’action qui misent essentiellement sur une meilleure coordination des services, pour ensuite exposer les grandes thématiques au cœur de la programmation scientifique de la chaire de recherche qui vise à bonifier les connaissances, évaluer des pratiques, former des praticiens aguerris, transférer les connaissances vers divers publics et mener des projets subventionnés en collaboration avec des partenaires non seulement du Québec mais aussi de l’international. Trois projets en cours seront ainsi mis en exergue : 1) L’importance de connaître l’ampleur du phénomène par le biais de questions valides posées au bon public : les défis à relever. 2) Dépasser des méconnaissances et secouer les visions stéréotypées pour changer des pratiques : s’attaquer aux attitudes et aux comportements du grand public, mais aussi des intervenants aguerris, face à la maltraitance envers les aînés. 3) Former les intervenants de demain et rafraîchir le bagage clinique des praticiens en exercice : où en sommes-nous dans les connaissances théoriques et pratiques dans le domaine ?

 

La France n’est pas en reste même si bien des choses restent à faire. C’est ainsi que seront présentées les politiques adoptées par le gouvernement et le ministère de la santé et mises en œuvre par l’agence régionale de santé, d’une part, et le Conseil Général du Finistère, d’autre part.

 

 

 

Mis à jour : mardi 18 janvier 2011

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