De la démocratie musclée au conseil consultatif de quartier de Lambézellec

Deux conseillers de quartier écrivent au maire de Brest.

Lambézellec
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Le conseil consultatif de quartier (CCQ) de Lambézellec, et sa commission urbanisme, ont été chargés d’un travail de concertation pour le projet de voie de « contournement » nord de Lambézellec.

La commission devait analyser le mécontentement lié à ce projet, rencontrer les associations, groupes et collectifs constitués, les techniciens de BMO et du conseil général, émettre un avis voire faire de nouvelles propositions. Ce dossier aurait mérité d’être traité au niveau de la ville, le projet étant structurant pour l’ensemble de la cité.

Le travail effectué par un petit comité autoproclamé a été transmis à la maire-adjointe de Lambézellec, présidente du CCQ, et à l’extérieur du CCQ sans que les autres membres de la commission aient été consultés voire prévenus ! Après une présentation orale de l’avis de la commission, celui-ci a été voté par seulement 20% de la totalité du CCQ, sans l’avoir lu et après contestations !

Les CCQ devraient être, comme indiqué dans la charte, un lieu de consultation, de concertation, d’information voire de proposition, bref un lieu où la démocratie participative, si chère à certains élus, aurait toute sa place. Malheureusement, dans le cas présent, nous sommes en présence d’un déni de démocratie que certains appellent de la démocratie « musclée ».

La précipitation avec laquelle ce dossier a été traité nous a amené à interroger le maire. Nous lui avons également demandé de reporter la prise de décision sur ce dossier et de ne pas prendre en compte l’avis du CCQ de Lambézellec en vue d’une décision.

Guy LE DEM et Alain LE SUAVET, membres du conseil consultatif de quartier de Lambézellec et de la commission urbanisme de ce même CCQ.

Mis à jour : jeudi 18 juin 2009

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